Oracle Musical – épisode 33 – Vingt-huit

Table d’émeraude

C’est le couple primordial dansant autour de l’arbre de vie dans le jardin d’Éden ou bien encore notre être Yin/Yang accompli dans l’astral comme indiqué dans le Triskèle celte ; nombre de la création et de l’amour inconditionnel, le 28 combine les temps cycliques régis par le chiffre 4 et les temps évolutifs du 7… On le retrouve dans tous les domaines, et il occupe chaque fois une position de « clef de voûte » : en mathématique, c’est le 1er nombre parfait (le 6 est le 1er chiffre), la somme des cinq premiers nombres premiers, mais également des 7 premiers chiffres, et en physique nucléaire, le 28 est qualifié de « nombre magique ». En biologie humaine, il existe 28 os dans le crâne et autant dans une main, 28 phalanges aux doigts, 28 vertèbres dans la colonne vertébrale autour de l’os sacré. Les dents de sagesse disparaissant avec l’évolution, nous disposerons bientôt tous de 28 dents, nous possédons 28 000 gènes dans notre génome, notre peau met 28 jours à se renouveler, nous possédons 7 chakras principaux dotés chacun de 4 polarités et, chez la femme, la durée du cycle des ovulations est de 28 jours.

Le 28 est un nombre à la fois lunaire et solaire, il a été honoré à la fois à Stonehenge et à Jérusalem, encensé dans l’astrologie, les alphabets ou les calendriers chinois, mayas, indiens d’Inde et d’Amérique, ainsi que chez les Égyptiens, les Japonais, les Hébreux, les Coptes, les Arabes, les Perses, les esséniens et bien d’autres. Il est omniprésent au sein des religions : Gautama, le 28e Bouddha, a médité 28 jours sous son figuier ; au cours d’une messe, le prêtre effectue 28 signes de croix ; 28 pharisiens accompagnèrent Jésus avant sa mort, et le Scala Santa est composé de 28 marches de marbre blanc. 28 couleurs sont reconnues dans l’Islam et 28 Ized ou génies bienfaisants dans la religion de Zoroastre ; il existe 28 lettres de la création dans le premier verset de la Thora, et le tétragramme sacré YHWH en contient également 28 en écriture pleine.

Le texte qui sera véhiculé par l’oracle d’aujourd’hui sera à l’image d’un accomplissement : celui du grand œuvre alchimique.

La Table d’émeraude est un des textes les plus célèbres de la littérature alchimique et hermétique. C’est un texte très court, composé d’une douzaine de formules allégoriques et obscures, dont la fameuse correspondance entre le macrocosme et le microcosme : « Ce qui est en bas est comme ce qui est en haut, et ce qui est en haut est comme ce qui est en bas ».

Selon la légende, elle présente l’enseignement de Hermès Trismégiste, fondateur mythique de l’alchimie, et aurait été retrouvée dans son tombeau, gravée sur une tablette d’émeraude.

Sa découverte légendaire sont citées pour la première fois dans son De essentiis (1143) par Herman de Carinthie, ami de Robert de Chester, le traducteur en 1144 du Liber de compositione alchimiæ considéré comme le premier traité d’alchimie en occident.

Un commentateur anonyme du XIIe siècle explique que « « le père de tout le télesme » signifie « de tout le secret ». En effet, la divination chez les Arabes se dit « télesme » ; cette divination est donc supérieure à toutes les autres » ; par la suite seule le sens de secret fut retenu.

On la retrouve dans le De mineralibus d’Albert le Grand, vers 1256.

Vers 1275-1280, Roger Bacon traduit et commente le Secret des Secrets19, et par une interprétation entièrement alchimique de la Table d’émeraude, en fait un résumé allégorique du Grand Œuvre20.

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